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Histoire du Grand Serment

Le Grand Serment Royal des Archers de Saint-Sébastien de Bruxelles a célébré en 2002 son 621ème anniversaire. 

Ses origines datent de la fin du XIVème siècle, exactement de l'année 1381.

lettre_filiation_ilettre_filiation_iiLe 14 août 1833, à la faveur de la reconnaissance du droit d'association, supprimé ou brimé, en nos provinces, par le régime français issu de la Révolution et le régime hollandais, un groupe d'archers, de ces hommes dont nous dirons plus loin ce qu'ils furent et ce qu'ils sont, se réunit dans un café-guinguette de l'Impasse des Hiboux (Uylengang), rue Saint-Pierre, et y forma la " Société des Archers au Berceau, de Guillaume Tell ". Consciente d'avoir ainsi relevé le drapeau du tir à l'arc au berceau, adopté ses guidons et ses armoiries, remis en honneur ses statuts et rétabli son usage, forte des liens qui la rattachaient aux serments des archers de l'ancien régime, la Société des Archers au berceau, de Guillaume Tell, sur requête adressée aux autorités de la Ville de Bruxelles, obtint de celle-ci, le 28 octobre1849, des lettres de filiation qui l'apparentent à l'ancien Serment des Archers de Saint-Sébastien. D'où sa dénomination récente de Grand Serment Royal des Archers de Saint-Sébastien.
L'octroi du titre de " Société royale " est le fait de S.M. le Roi Léopold Ier.

A l'origine, les archers occupaient de nombreux locaux prestigieux tels :
  • la maison de " La Louve " situé Grand'Place
  • après 1830, les élégants jardins de la Société de la Grande Harmonie fondée en 1811, Chaussée d'Anvers, un peu au-delà de la Porte Guillaume, à l'emplacement du Boulevard d'Anvers actuel, et s'étendant jusqu'à l'Allée Verte, promenade favorite du Bruxelles mondain de l'époque
  • depuis 1896, le vieil estaminet " A St-Jean baptiste ", situé au 95 rue de Laeken
  • et finalement , depuis 1973, rue de Marathon 1

Serment… parce que, pour faire partie de ces associations, il fallait prêter un serment. Il le faut encore de nos jours.

Celui qui entre dans ces lieux où règnent tant de souvenirs, est frappé par l'atmosphère spéciale qui les imprègne. Vient-elle du passé qui s'y accumule ou de la persistance de l'esprit corporatif qui est l'âme de notre peuple. On y respire le culte de la liberté, de l'indépendance dans le respect du droit et de la personne humaine. On est dominé par un sens aigu de la loyauté, de la dignité honorée pour elle-même. C'est la leçon spirituelle et morale du Grand Serment, bastion qu'on ne détruirait pas sans un irréparable dommage pour notre communauté nationale.

 

Avec le soutien de l'Echevin des Sports de la Ville de Bruxelles et de
la Commission communautaire française (secteur Histoire & Patrimoine)
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